Toutes blessent, la dernière tue : un roman qui frappe en plein cœur
Il y a des livres qui ne se contentent pas d’être lus : ils restent. Toutes blessent, la dernière tue fait partie de ceux-là. On commence en pensant lire un thriller… et on se retrouve face à une histoire qui vous secoue de l’intérieur. J’ai eu la gorge serrée plus d’une fois, les émotions en vrac, cette sensation d’impuissance qui vous suit même quand vous fermez le livre quelques minutes pour respirer.
Karine Giebel écrit avec une intensité rare, celle qui transperce. Chaque page fait mal, mais c’est une douleur qui a du sens, qui réveille quelque chose. On s’attache, on souffre, on espère et on ressort de là un peu différent, un peu chamboulé. C’est un roman qui remue, qui prend aux tripes, et qui laisse une trace longue… Tama )
Ce qui rend ce roman si bouleversant, ce ne sont pas seulement les événements, mais les êtres qui les traversent. Parmi eux, Tama. Impossible d’oublier ce prénom. Tama, c’est une enfant qu’on plonge dans l’inacceptable, sans défense, sans échappatoire, et dont la force bouleverse autant qu’elle fait mal. Giebel a ce talent fou : elle crée des personnages qui ne sont pas juste « écrits », mais vivants, presque palpables.

Tama, c’est l’innocence qu’on abîme, la lumière qu’on tente d’étouffer. Et malgré tout ce qu’elle endure, il y a en elle cette petite force têtue, ce souffle fragile qui refuse de s’éteindre. C’est sans doute ça qui fait le plus mal : la voir continuer à espérer, même quand tout semble perdu. Plus on avance, plus on s’attache. Et plus on s’attache, plus chaque nouvelle épreuve devient un coup au cœur.
Autour d’elle gravitent d’autres personnages, certains monstrueux, d’autres ambigus, quelques-uns touchants malgré leur maladresse. Giebel ne juge jamais : elle montre, elle laisse chacun révéler sa part d’ombre ou de lumière. Cette galerie de visages fait du roman un véritable miroir de ce que les humains peuvent être : du pire au meilleur. Et c’est peut-être pour ça qu’on tremble autant : parce que tout sonne vrai, terriblement vrai.
En refermant Toutes blessent, la dernière tue, on n’a pas simplement fini un livre : on a traversé un tourbillon d’émotions, on a ressenti chaque douleur, chaque espoir fragile, chaque éclat d’humanité. Karine Giebel ne ménage personne, et c’est précisément ce qui rend sa plume si puissante : elle fait mal, elle bouleverse, mais elle éclaire aussi ce qu’il y a de plus vrai chez ses personnages et nen nous. Ce thriller laisse une trace profonde, celle d’une lecture qui secoue, qui marque, et qu’on n’oublie pas de sitôt.




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